Saint Bernard d'Aoste
Archidiacre d'Aoste, saint des cols alpins (XIe siècle)

Deux cols des Alpes portent son nom : le Grand et le Petit-Saint-Bernard. Pourtant, on sait peu de choses sûres de sa vie. Les historiens séparent aujourd’hui la légende de ce que disent les documents.
Ce que l’on sait
Le seul titre que lui donnent les sources anciennes est celui d’archidiacre d’Aoste, c’est-à-dire l’un des principaux responsables du diocèse, aux côtés de l’évêque. Il vit au XIe siècle.
Il meurt à Novare, en Italie du Nord, et y est inhumé dans l’église San Lorenzo. En 1552, ses reliques sont transférées dans la cathédrale de Novare. On le fête le 15 juin.
Ce que dit la légende
Une tradition plus tardive le fait naître en 923, dans une famille noble du château de Menthon, en Savoie : d’où le nom de « saint Bernard de Menthon », sous lequel il est souvent connu. Les historiens jugent cette origine légendaire. La date de sa mort est discutée : les chercheurs penchent aujourd’hui pour 1081 au plus tôt.
Les hospices des cols
Les hospices du Mont-Joux, au Grand-Saint-Bernard, et de Colonne-Joux, au Petit-Saint-Bernard, sont attestés au milieu du XIIe siècle. La tradition les rattache à saint Bernard, mais les documents ne disent pas directement qu’il les a fondés. Son nom est en tout cas resté attaché aux deux cols et aux voyageurs qui les franchissent.
Il est inscrit au Martyrologe romain en 1681.
Source : Treccani, Dizionario Biografico degli Italiani.
Photo principale : Jpvoutaz, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons.



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